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Colette Brossault, Les intendants de Franche-Comté 1674-1790

format 15,5x24 cm, 503 pages, ISBN 2-910828-15-8, 195 francs français, 29.70 euros

© Boutique de l'Histoire éditions 1999

Table des matières

Introduction

Conclusion

Index

Colette Brossault [.] donne au public la première synthèse consacrée à cette province d'originalité certaine parce qu'elle est entrée tardivement dans le royaume et parce qu'elle est dotée, par son histoire, d'un solide tempérament régional marqué par le caractère frontalier et, un peu plus que partout, au moins dès le départ, par l'attachement à la défense de ses privilèges. Une triple perspective a orienté l'ouvrage, celle d'une histoire des provinces et des provinciaux, celle des intendances et des commissaires départis, celle de l'administration et du gouvernement local. [...]

Le travail comtois de Colette Brossault mérite la lecture au-delà de la province. Il met, grâce à sa connaissance des archives et de la littérature imprimée, des faits nouveaux à la disposition des historiens et de ceux qui s'intéressent au passé, un bagage de réflexions dont on tirera profit. Il incite à élargir l'interrogation pour une histoire des pratiques administratives, dont l'enjeu est de mesurer l'inégal échange de l'information et l'hétérogénéité d'une action qu'on a trop souvent simplifiée et réduite à la dynamique de l'État moderne abstrait. L'action des intendants et de leur personnel n'est désormais plus séparable de celle des autres organismes qui font le tissu administratif provincial et qui filtrent propositions centrales et décisions locales, offres et demandes en tous genres. [...], l'ouvrage de Colette Brossault, dans ses dimensions modestes, apporte plus qu'il ne coûte, et on voudrait souhaiter qu'il trouve son public car par son apport il le mérite incontestablement.

(extrait de la préface de Daniel Roche, professeur au Collège de France)

Étude détaillée de l'administration et particulièrement des administrateurs d'Ancien Régime dans la Province, l'ouvrage comporte plus de 120 notices biographiques et généalogiques de Comtois concernés.

 

L'auteur est diplômée de l'Institut d'Administration des Entreprises, docteur ès Lettres et membre correspondant associé de l'Académie des Sciences, Belles Lettres et Arts de Besançon.

 

 

Table des matières

Préface par Daniel Roche

PREMIÈRE PARTIE : Les institutions et les hommes

CHAPITRE 1 : Institution centralisée : l'intendance à Besançon

Attributions des intendants de Franche-Comté

Fonctionnement de l'intendance centralisée

CHAPITRE 2 : Les hommes de l'intendance

Les intendants

Le personnel de l'intendance

CHAPITRE 3 : Institution déconcentrée

Institution en France

Introduction de l'institution en Franche-Comté

Dix ans d'exception : les subdélégués en titre d'office

Intégration des subdélégués officiers dans l'ensemble administratif

Organisation territoriale des subdélégations

CHAPITRE 4 : Choix, nomination et carrière des subdélégués

Nomination des subdélégués

Déroulement de carrière

Évolution du profil des subdélégués

CHAPITRE 5 : Caractéristiques sociales des subdélégués

Identification des personnes

Origines sociales

Alliances matrimoniales

Lignées de subdélégués

Situation de fortune

DEUXIÈME PARTIE : Les fonctions et les tâches

Chapitre 1 : L'intendant de province : les tâches de la fonction

Administration générale, police

Information du pouvoir

Tutelle des communautés

Justice de l'intendant

CHAPITRE 2 : Intendant de province, intendant d'armée

Intendant des vivres

Intendant des fortifications

Police des troupes

Rôle militaire de l'intendant au tournant du siècle

CHAPITRE 3 : Intendant de finances en charge des impositions

L'imposition ordinaire ou taille

Les nouveaux impôts

Interventions de l'intendant en faveur de la Province

CHAPITRE 4 : Les subdélégations : organisation et pratique administrative

" Papiers " d'une subdélégation

Personnel de la subdélégation

Contrôle du fonctionnement de la subdélégation

Limites de l'autorité des subdélégués

CHAPITRE 5 : Le subdélégué : multiplicité et diversité des tâches

Levée de la milice

Etablissement des rôles d'imposition

Ponts et chaussées : partage des responsabilités

Mission auprès de la Ferme Générale

Mission auprès du Magistrat des villes

Mission d'information du pouvoir

CHAPITRE 6 : Au long du siècle, les relations entre l'intendant et la province

Opinion de l'intendant, état d'esprit dans la province

Relations de l'intendant avec les autorités de la province

Relations avec les villes

CHAPITRE 7 : La fin de l'intendance

TROISIÈME PARTIE : Les dérives et les coûts

CHAPITRE 1 : Difficultés monétaires, expédients financiers

Problèmes monétaires

Expédients financiers

Après 1715

CHAPITRE 2 : Prévarication à l'intendance ?

Prévarication dans les bureaux de Besançon

Prévarication chez les subdélégués

Usage abusif de la franchise postale

CHAPITRE 3 : Le coût de l'intendance

Coût de l'intendance concentrée à Besançon

Coût de l'intendance déconcentrée dans les bailliages

La Franche-Comté, cas particulier ?

Conclusion

ANNEXES

Documents

Notices biographiques

Sources, bibliographie

Index

Table des illustrations

 

 

 

Introduction

La Franche-Comté en 1674

La Franche-Comté peut être considérée comme une entité géographique et politique dès le XIe siècle, lorsque Otte Guillaume, premier comte de Bourgogne, réunit sous son autorité le comté de Mâcon et celui de Besançon. Située entre Saône et Jura, la province est, tout au long de son histoire, l'enjeu des rivalités entre le royaume de France et l'Empire. La stratégie des mariages princiers, le hasard des décès et des successions, la soumettent alternativement à l'une et à l'autre puissance. Rattachée enfin au Cercle de Bourgogne, la province échoit, à la mort de Charles le Téméraire, à sa fille, Marie de Bourgogne. Par le mariage de l'héritière avec Maximilien de Habsbourg, la province devient, pour deux siècles, terre d'Empire. Lors de l'abdication de Charles Quint, la Franche-Comté passe sous domination espagnole et le restera jusqu'à la conquête française de 1674.

Quel qu'il soit, le souverain ne réside pas dans la province, son autorité est lointaine et c'est un gouverneur comtois assisté d'un conseil, qui administre la Franche-Comté. Dotée d'un Parlement et d'États, organisée en bailliages, la province peut se croire presqu'autonome. Ni de France ni d'Empire, tel est le vou secret des comtois. Cette indépendance relative fait naître un sentiment patriotique qui explique la résistance acharnée qu'opposent les Comtois aux armées de Louis XIII, lors de la guerre de Dix Ans. Cependant, les temps changent : au dernier tiers du XVIIIe siècle, la France est la plus grande puissance d'Europe. Comment alors la province, isolée, mal défendue et éloignée de tout pouvoir protecteur pourrait-elle résister aux armées du roi ?

Après la première conquête de 1668 et sa restitution à l'Espagne, la Franche-Comté est militairement et politiquement affaiblie. Militairement parce que les Français, avant de partir ont systématiquement ruiné les châteaux, démantelé les remparts des villes, récupéré les armes et munitions. Politiquement parce que le Parlement de Dole, convaincu d'avoir trop facilement capitulé devant l'ennemi et d'avoir presque trahi son souverain espagnol, est dissous et remplacé par une Chambre de Justice installée à Besançon, n'ayant d'autres pouvoirs que judiciaires. Les États ne sont plus réunis et seule l'assemblée permanente de dix huit membres les représente encore. Enfin, par répression, pour la première fois depuis la domination des Habsbourg, la province se voit imposer, non plus un gouverneur comtois, mais un gouverneur espagnol. Si le premier, Quinones, se montre conciliant et diplomate au point que l'Espagne met en doute sa fidélité, le second, Alveyda, vieillard octogénaire, autoritaire et hautain, n'est capable ni d'assurer la défense de la province ni de se rallier l'opinion publique.

La menace française reste présente et la province doit reconstruire ou renforcer ses fortifications, entretenir et armer des troupes mercenaires ou lever une milice, reconstituer une artillerie capable d'assurer sa défense. L'Espagne ne lui apporte aucun secours, c'est la province qui doit financer sa propre protection. Cette nécessité de faire face à des dépenses nouvelles et importantes est à l'origine d'un climat de tensions internes très graves allant jusqu'au complot et presque à la révolte.

La province, par ses anciens privilèges, n'est, en effet, imposée que par elle-même et ce sont les États qui chaque année votent le don gratuit, utilisé d'ailleurs dans la province même. Or la situation critique dans laquelle se trouve la Franche-Comté oblige le gouverneur espagnol de prier les Dixhuit, qui représentent les États, de voter un impôt de 2 000 puis 3 000 francs par jour, pour financer les dépenses militaires. Les villes s'insurgent contre ce qu'elles considèrent comme une décision arbitraire du pouvoir, et demandent la réunion des États, ce que le gouverneur ne peut envisager. Il procède par la force en usant d'un édit, les villes refusent de payer et incitent les villages à les suivre. L'année 1673, qui aurait du être consacrée à la mise en défense de la province, se passe en querelles sans issues. Lorsque l'Espagne déclare la guerre à la France en octobre 1673, la Franche-Comté n'est pas en mesure d'opposer une véritable défense mais elle réussit, cependant, à tenir plus de huit mois. Besançon capitule le 15 mai 1674, Dole le 7 juin mais les châteaux de Joux et de Sainte Anne résistent encore en juillet. Le 17 juin, Louis Germain Camus de Beaulieu, intendant de l'armée de Turenne reçoit une commission d'intendant de la province et Louvois lui écrit le 6 juillet : " Vous ne sauriez rien faire de plus utile que de travailler à rétablir le bon ordre dans la province le plus que vous pouvez et à contenir les troupes " . C'est le premier pas de la prise de pouvoir administratif de la France dans la province.

À l'égard de la France, les esprits sont partagés. Les atrocités commises durant la guerre de Dix Ans et récemment encore, le " Brûlement d'Arcey " dont les habitants, réfugiés dans le clocher de l'église, sont brûlés vifs, entretiennent une haine profonde à l'égard des français. L'attachement à l'Espagne et aux libertés qu'elle incarne, car sous son règne la province est quasiment autonome, reste solide et certains y voient un âge d'or perdu. Cependant la province est de tradition et de langue françaises, elle a été rattachée à la France aux XIVe et XVe siècles, jusqu'à la rupture du projet de mariage de Charles VIII avec Marguerite d'Autriche. La guerre de Dix Ans qui a dépeuplé la province, a favorisé l'arrivée de Savoyards, de Bressans et les mariages de Comtois avec des Français sont fréquents. Deux courants se manifestent donc, l'un farouchement opposé et l'autre plutôt favorable à la France. Des Français occupent à Besançon des emplois non négligeables : au collège le " préfet et la plupart des régents sont français " comme le " maître d'armes " de l'académie équestre. L'administration française introduite autoritairement dès la conquête, peut-être mal ressentie d'abord, est au fil des années un facteur d'assimilation, et, au cours du XVIIIe siècle, l'ouverture de la province vers la culture française s'accroît, le développement des échanges commerciaux de la province achèvent son intégration. En 1790, la province se sent réellement française.

L'objet de cette étude est l'administration provinciale d'Ancien Régime, à travers l'exemple de l'intendance de Franche-Comté : en quoi consiste, pratiquement, le travail de l'intendant dans son rôle d'administrateur, dans quels domaines ses activités se développent, ce qu'il délègue et ce qu'il règle lui-même, les transformations qui surviennent dans son activité et les événements initiateurs de changement. L'intendance comtoise s'étend sur une longue période puisqu'elle recouvre quelques cent quinze ans, de la conquête de la Province en 1674 à la fin de l'Ancien Régime en 1790, mais les bornes en sont nettement définies par des faits dont les dates sont connues. À l'intérieur de ce long siècle, des événements marquent des ruptures et des modifications sensibles des tendances et des esprits : 1715, la mort du grand roi, la régence et le droit de remontrance rendu aux Parlements, 1750, le milieu du siècle et le début des agitations parlementaires, 1774, un nouveau règne, dont les hésitations et les maladresses conduisent à la désagrégation de l'autorité royale et à la fin du régime, en 1790.

En cette longue période, si les fonctions et les responsabilités des intendants de province sont restées, en principe, les mêmes, il va de soi que leurs conditions d'exercice se sont considérablement modifiées. On ne peut guère comparer la situation de la province lors de la conquête à celle des années qui précèdent la chute du pouvoir royal. Province étrangère, province conquise à la fin du xviie siècle, la Franche-Comté de la fin du XVIIIe est devenue province française. Le contexte politique, le développement économique, l'accroissement de la population, le climat social, l'opinion publique et les idées nouvelles, tout tend à rendre plus complexe le rôle d'une administration provinciale, par nature plus proche des administrés, plus au fait du quotidien que le pouvoir central, et pourtant, tout aussi exposée à la critique, voire au dénigrement systématique.

 

 

Conclusion

 

La Franche-Comté ne connaît l'administration des intendants qu'à partir de la conquête, à un moment où, en France, l'institution est bien rodée et a pris sa forme définitive. Les situations conflictuelles qui ont précédé le plein épanouissement de cette forme d'administration lui sont donc inconnues. Les intendants prennent en main la province sans que le pouvoir leur soit disputé, d'autant plus qu'ils exercent la loi du vainqueur. Il reste à voir comment, en longue période, s'est exercé ce pouvoir, comment il a évolué et quelles en ont été les conséquences dans la province.

Le règne de Louis XIV, on le sait, a été celui d'une très grande centralisation du pouvoir entre les mains du roi lui-même, de ses ministres et du Conseil. L'administration du pays, à proprement parler, est assurée par un maillage de représentants de l'autorité royale, à raison d'un seul par province, sous l'autorité directe d'un secrétaire d'État. L'intendant ainsi placé à la tête d'une province est l'autorité supérieure et il n'y a, pendant longtemps, en Franche-Comté du moins, que de très rares conflits entre lui et les pouvoirs provinciaux.

Ainsi corsetée, l'administration fonctionne, en Franche-Comté comme ailleurs, de la seule autorité du pouvoir central avec une parfaite coordination. Il est assez facile de tenir informés et de contrôler seulement trente intendants, dans une situation de hiérarchie pyramidale et d'obéissance absolue. Ils disposent de larges pouvoirs mais seulement s'ils s'agit d'exécuter les ordres du roi car par eux mêmes, ils ne peuvent prendre aucune décision, hors du cadre strict de l'application des ordonnances. La correspondance des intendants avec les ministres confirme l'extrême centralisation du pouvoir royal, qui est seul décideur jusqu'à des niveaux de détail qui surprennent. Cette centralisation présente l'inconvénient de retarder certaines décisions, mais présente aussi l'avantage d'une uniformité administrative qui n'est infléchie que par les particularismes provinciaux. Tous les travaux qui traitent des intendants montrent que, dans les grandes lignes, tous les intendants font les mêmes choses, à peu près dans les mêmes conditions, dans toutes les provinces, avec le même état d'esprit. C'est avec les ministres et le conseil que le roi gouverne et décide, mais c'est par le canal de l'intendant, pour lequel aucun domaine n'est réservé, que ces décisions sont transmises et que sont administrées les affaires intérieures du pays. Contrairement à l'affirmation de Law, les intendants ne gouvernent pas, ils administrent seulement et font exécuter les ordres du pouvoir. Autorité et capacité de décision étant entièrement entre les mains du roi et de ses ministres, le bonheur ou le malheur des provinces ne dépend donc pas d'eux, pas plus que leur fécondité ou leur stérilité. Les intendants gèrent seulement le quotidien, ils ont peu ou pas de vision à long terme, et s'ils imaginent d'autres systèmes de gouvernement, ils n'en disent rien.

Une telle structure hiérarchique ne peut se maintenir qu'avec un pouvoir puissant, qui soutient en toutes circonstances le maillon éloigné qui le représente et assure la réalité du pouvoir sur l'ensemble du pays par l'exécution de ses ordres. Cette structure administrative parfaitement adaptée à l'état du royaume et au tempérament du roi s'est maintenue jusqu'à la mort de Louis XIV et, sans doute par l'effet d'une énergie acquise et des habitudes ancrées, pendant la Régence et le règne de Louis XV. On lit parfois que pendant cette période, les intendants de Franche-Comté se sont montrés durs et cassants. Ils pourraient l'être en effet, compte tenu des difficultés extrêmes qu'ils doivent surmonter, mais rien ne le laisse paraître dans leur correspondance et les négociations qu'ils mènent pour placer les offices mis en vente supposent qu'ils sachent faire preuve de diplomatie et soient appréciés.

Le règne de Louis XV n'apporte aucun changement à l'administration des provinces à travers un réseau d'intendants, conforté seulement par des bureaux plus nombreux et des subdélégués plus compétents, mais déjà l'ambiance n'est plus la même. Moins fermement guidés par un pouvoir moins rigoureux, par des ministres moins autoritaires et peut-être moins sûrs d'eux, les intendants ne bénéficient plus du même appui. Cette moins grande rigueur et solidité du pouvoir central ressort avec évidence de la correspondance des intendants avec la cour. Les ordres sont moins nettement exprimés, des contrordres, pratiquement inconnus jusque là, se produisent, le pouvoir est moins net, moins tranchant. Il n'y a pas pour autant de bouleversements visibles dans l'administration de la province, mais à la lecture des textes, ces nuances apparaissent clairement.

La situation se modifie encore au tournant du siècle. Les Parlements mettent à profit leur droit de remontrance et en usent souvent sans mesure. Ce sont les décisions fiscales de la Cour qui sont à l'origine de cette agitation et le Parlement de Besançon, pour sa part, se prend à rêver des anciennes prérogatives législatives et fiscales qui étaient les siennes, avant la conquête. Il veut à la fois pouvoir décider du montant des impôts et de l'usage qui doit en être fait. L'idée que jadis, en France, seuls les États en décidaient et que le pouvoir royal détourne ce droit abusivement, prend forme dans l'esprit des parlementaires et soutient leurs remontrances. Les Vingtièmes successivement décidés et prolongés, alimentent évidemment cet esprit de rébellion jusqu'à la dispersion, en 1771, des Parlements dont celui de Besançon.

Au même moment, écrivains, philosophes et encyclopédistes se mettent à développer des idées nouvelles en matière de gouvernement. N'ayant point à affronter la réalité du pouvoir, la plupart usent de cette liberté pour développer des constructions, intéressantes sans doute, mais qui ne pourraient survivre à l'affrontement des faits. Les idées de liberté, d'égalité, de bonheur et de progrès, développées par ces auteurs, la haine des privilèges, les théories sur le gouvernement politique et la mise en cause de la doctrine même du roi de droit divin, séduisent les lecteurs, tentés aussi par le modèle anglais. Peu à peu se forme en France une opinion publique avec laquelle le pouvoir doit compter. Dans ce climat, le pouvoir ne fait pas preuve de la fermeté manifestée au cours du règne précédent, la cohésion gouvernementale n'a plus la même force, la discipline a perdu sa rigueur. Ce laxisme incite les intendants à plus de liberté et ils résident moins souvent dans leur province qu'ils laissent davantage aux mains de leurs secrétaires. En décembre 1750, le contrôleur général est en effet contraint d'ordonner " à tous les intendants de retourner dans leurs provinces, ce qui s'exécutera avant quinzaine ". Les attaques contre le pouvoir sont autant d'attaques contre les intendants : " Actuellement il y a un soulèvement général contre les intendants de province et même contre le ministre [...] ceux des intendants qui ont les mains nettes ne sont pas inquiétés, mais on s'en prend à leurs secrétaires qui pour la plupart sont des fripons " .

Cette crise parlementaire de 1756 conduit le pouvoir a des concessions qui paraissent, un moment, ébranler l'autorité des intendants : " l'administration du Conseil [...] le Parlement et autres cours supérieures vont partout réduire les intendants à presque rien et leur faire abandonner l'administration des communautés et surtout des hôtels de ville ". L'autorité des intendants, leur intervention dans tous les domaines de l'administration gênent évidement les pouvoirs locaux qui veulent une plus grande liberté pour la gestion des affaires qui les concernent. En même temps que fléchit l'autorité du roi, fléchit aussi la protection et le soutien, jusque là indéfectible, du pouvoir à leur égard : " Partout pareille scission, pareille résistance et la cour n'a plus la force de soutenir les commissaires départis ".

À cette même période apparaît la notion d'un pouvoir arbitraire qui serait celui qu'exerce l'intendant, pouvoir sans règle, sans équité, qui dépend de la seule volonté de celui qui l'exerce. Naturellement rien n'est plus inexact, car si l'on peut faire des reproches à l'administration de l'intendant ce n'est certainement pas celui-là. On l'a vu, l'intendant est entièrement soumis aux règles administratives et à l'autorité du roi et s'il a besoin de pouvoirs particuliers, c'est le Conseil qui les lui accorde, il ne saurait rien décider seul. On ne peut même pas envisager qu'il exerce, dans le cadre des requêtes qui lui sont adressées un pouvoir arbitraire, car les parties qui s'adressent à lui, le choisissent volontairement comme arbitre, ce qui est très différent, même si l'appel de son jugement ne peut se faire qu'au Conseil.

En fait, le goût de décider, de gouverner par soi-même, saisit les esprits qui voient toute forme de pouvoir exercée par d'autres comme arbitraire et usurpée. L'intendant est un homme seul et qui représente le pouvoir absolu, donc un pouvoir despotique et forcément mauvais. C'est volontiers sur l'intendant que se focalisent, à ce moment, les mécontentements et en Franche-Comté l'intendant Bourgeois de Boynes en a été en partie victime. Ce n'est cependant pas la première fois que les intendants sont en butte à l'hostilité pour trop bien servir le roi et c'est eux qu'on accuse de " piller la province " par une fiscalité qu'ils incarnent dans l'esprit populaire et dont ils seraient seuls responsables.

Au pouvoir d'un homme seul, on oppose le pouvoir d'assemblée. Le marquis de Mirabeau, dès 1750, critique les intendants dans son " Mémoire sur les États provinciaux " et montre encore, un peu plus tard, dans " L'Ami des Hommes ", les avantages des États. Idée que soutiennent certains Parlements provinciaux et que reprennent Dupont de Nemours, Turgot et Le Trosne sous la forme d'assemblées, municipales ou régionales, ayant des pouvoirs variables selon les auteurs, mais toujours élues selon un scrutin censitaire. L'opinion publique a soif de réforme et le pouvoir collectif par assemblée semble satisfaire une partie de ses attentes. Necker propose alors d'expérimenter une administration provinciale par assemblée, l'intendant bien entendu, continuant d'exercer les mêmes fonctions. Les Parlements en enregistrent les principes sans trop de difficultés sauf Grenoble et Besançon qui, eux, réclament leurs vieux États provinciaux. L'expérience des assemblées n'a donc pas lieu en Franche-Comté et l'intendant échappe aux difficultés qui ne manquent pas de se produire. L'intendance ne perd pas pour autant son importance et son activité ne diminue pas, elle touche toujours à tous les domaines de la province, affaires publiques comme affaires privées. Quelques tentatives de décentralisation ont marqué les années 1765-1770 : en matière militaire, la décentralisation, sans grande conséquence, des marchés de fourrage et de chevaux au profit du commandement militaire et surtout, en matière civile, la réforme municipale de Laverdy, source des difficultés que l'on connaît, particulièrement à Besançon, mais cette réforme est rapportée quelques années plus tard. La moins grande solidité du pouvoir et, plus encore, son ébranlement à l'avènement de Louis XVI, l'agitation de plus en plus marquée des Parlements, le développement d'idées nouvelles en matière de mode de gouvernement, la fiscalité dont on fait un épouvantail, la naissance d'une opinion publique favorable aux " Lumières " rendent de plus en plus difficile le travail d'administration selon les méthodes habituelles. Dans les dernières années de l'Ancien Régime, quoi qu'il fasse, comme d'ailleurs le gouvernement, l'intendant est sujet à critique, et comme il incarne les impositions, sa disparition doit entraîner la leur.

Il reste à examiner les conséquences qui, pour la Franche-Comté ont été la suite de la conquête et particulièrement l'apport de l'administration des intendants, sachant qu'il est difficile de déterminer, sauf exception, ce qui dans la transformation de la province revient à l'action des seuls intendants ou ce qui revient aux initiatives du pouvoir royal ou encore, ce qui est lié à l'évolution naturelle des temps.

ll est généralement admis que la province est en 1674 plutôt pauvre et repliée sur elle-même. Il y a peu de commerce, l'argent ne circule pas, les capitaux sont rares, les voies de communications très peu nombreuses et mal entretenues, les Comtois vivent dans une tranquille médiocrité. La nécessité de payer les impôts plus lourds et de nourrir les troupes provoque un certain accroissement de l'activité agricole, obtenue surtout à travers de nouveaux défrichements. En ce sens, la conquête semble avoir sorti la province d'un certain endormissement. Malheureusement, la conquête française n'apporte pas le développement des échanges avec la France qu'il était normal d'espérer. En effet, la province est " réputée étrangère ", ce qui entraîne le maintien les barrières douanières. La frontière des cinq grosses fermes exclut la Franche-Comté qui voit, en outre, s'établir vers l'étranger effectif un nouveau tarif douanier qui limite ses débouchés traditionnels vers la Suisse, la Lorraine et l'Allemagne. La province n'est pas française sur le plan du commerce intérieur mais elle le devient sur celui du commerce extérieur. Son isolement est accru et ses protestations ne sont pas écoutées. Seul le commerce intérieur s'accroît un peu grâce à aux besoins militaires.

La Franche-Comté reste une province économiquement peu développée et essentiellement agricole. Elle cultive vignes et céréales, pratique l'élevage, tente l'introduction de prairies artificielles et se suffit à peu près à elle même en année moyenne. Elle exporte depuis longtemps le sel de Salins, ses vins et ses fromages. Outre les échanges traditionnels avec la Suisse, la Saône lui permet des débouchés aisés vers le Lyonnais et de là, vers le midi, mais ce commerce reste limité. L'exploitation longtemps anarchique de ses bois, pourtant réputés, entraîne un déboisement qui n'est maîtrisé que par l'introduction de l'administration des Eaux et Forêts. Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, sous l'influence de la Ferme Générale, il est apporté une restriction au privilège de la province de cultiver librement le tabac. Il en résulte un long conflit qui renforce encore l'opposition parlementaire. Le commerce des chevaux est important mais les besoins démesurés de l'armée épuisent les possibilité de renouvellement de la race. Dès les années 1690, le roi insiste pour qu'on prenne les chevaux en Suisse et non dans la province. L'institution des haras royaux suscite beaucoup de contestation et ne semble pas avoir favorisé l'amélioration de la race comtoise.

La province ne compte encore à la fin de l'Ancien Régime aucune industrie si ce n'est celle des forges, les fers et fontes dont une partie est exportée et quelques manufactures de toile, peu nombreuses, le tissage se faisant surtout à domicile. L'intendant Barthélemy de Vanolles tente d'introduire l'élevage du ver à soie, mais sans succès. Les routes sont un peu améliorées pour les besoins militaires mais elles restent peu nombreuses et mal entretenues bien que de grands efforts soient accomplis par l'intendant de Vanolles qui fait venir l'ingénieur Querret pour réparer les voies existantes et en percer de nouvelles, suffisamment larges et déboisées pour assurer la sécurité. Durant ses dix années de fonction, cet intendant, outre l'amélioration du réseau routier, reconstruit Pontarlier et Gray incendiés, équipe Besançon de nouvelles casernes, favorise, dans des villes de moindre importance, la construction de bâtiments publics nouveaux comme, par exemple, l'hôtel de ville de Lons le Saunier, mais son action, si bénéfique pour la province, est malheureusement quelque peu méconnue.

Dans un contexte économique qui s'éveille, la population se développe. Elle récupère d'abord son niveau d'avant les guerres et les pestes du milieu du XVIIe siècle puis manifeste sa vitalité naturelle. Ce développement entraîne un déplacement de la main d'ouvre vers la ville, car à la campagne, la quantité de terre à travailler n'augmente pas et l'état de l'économie n'y propose guère d'autre activité que l'agriculture.

La présence de l'armée est à la fois un facteur de dynamisme et un facteur d'intégration. Elle favorise le commerce et la circulation de l'argent et le Parlement en a conscience qui, lorsque le nombre des soldats diminue, parle d'un appauvrissement de la province. L'armée ouvre la carrière militaire à la noblesse franc-comtoise, généralement peu fortunée, contente de servir dans l'armée d'un roi aussi prestigieux. Plus tardivement, la milice lui offre aussi, des carrières d'officiers.

Peu à peu, la province s'ouvre à un mode de vie plus proche de celui de la France et l'habitude se prend, dans les milieux cultivés, d'envoyer les enfants achever leurs études à Paris. Dans le monde des lettres, certains Comtois se font une réputation presque européenne, comme l'abbé d'Olivet, élu à l'académie française en 1723, l'abbé Coyer, auteur de la Noblesse Commerçante, ou l'abbé Talbert, rival heureux de Jean-Jacques Rousseau et d'autres encore. Ces auteurs, s'ils vivent à Paris entretiennent des relations avec leur province natale et y font pénétrer des idées et des sentiments nouveaux d'origine française. Dans les années 1760, des salons se forment, souvent autour d'avocats, où l'élite cultivée discute des problèmes du moment et l'Académie de Besançon, crée en 1752, concrétise le développement de la vie intellectuelle de la province. L'intendant Lacoré, aidé par sa femme, favorise cette vie intellectuelle d'inspiration française qui aide à l'ouverture d'une province un peu reculée à un mode de vie plus évolué. Il ouvre les salons de l'intendance à la bourgeoisie lors des réceptions ou des bals qui y sont donnés. Il apporte à la ville un goût nouveau pour les arts et la construction du théâtre de Besançon couronne cet effort. Malgré la censure, des salons de lecture et des librairies sont ouverts. Indiscutablement la Franche-Comté s'intègre dans la nation française, en prend peu à peu le mode de vie sans pour autant oublier ses traditions et ses usages qui ne s'estompent vraiment qu'à la période révolutionnaire.

On ne peut nier le rôle des intendants dans cette assimilation. Ils administrent la province selon les usages français et cela seul est en soi une forme d'assimilation mais elle tient du pouvoir et non de l'intendant lui-même. Certains d'entre eux, à cause de leur personnalité mais aussi parce que la période, les circonstances ou la longueur de leur séjour s'y prêtent, peuvent laisser une empreinte personnelle, comme Barthélémy de Vanolles, reconstructeur de Pontarlier et créateur de nouvelles routes, Deschiens de La Neuville qui, bien que peu présent dans la province semble y être très apprécié, Lacoré qui, arrivant après un intendant détesté, jouit d'un accueil chaleureux et bénéficie pendant sa longue intendance d'une période économiquement favorable aux travaux qu'il entreprend.

La personnalité de l'intendant, sa popularité, ses qualités de diplomate et sa capacité à se faire cependant obéir, sont autant de facteurs qui déterminent la qualité des relations qui se nouent entre le pays et sa province comtoise, mais on ne peut oublier que toute initiative, favorable ou non, a pour origine le pouvoir royal et que, même dans les dernières décennies de l'Ancien Régime, rien ne se fait sans lui. L'état de la province à la veille de la Révolution est bien le résultat de la politique menée par le pouvoir, et réalisée concrètement, au cours du siècle, par la longue suite des intendants successifs dont l'énergie, l'intelligence, la capacité de travail, la largeur de vue, ne peuvent que forcer notre admiration.

 

Index

Les noms de lieux sont en italique. Les numéros de page en gras renvoient aux notices biographiques

Agnus (Jean Pierre), 458

Aguesseau (Henri François d', chancelier'), 47, 136, 362, 445

Aguesseau (Madeleine d'), 43, 44, 445

Aiglepierre, Jura, 100, 459

Albert et Isabelle (archiducs), 93

Alveyda (Francisco Gonzalès d'), 14

Amancey Voir Simonin d'Amancey

Amelot du Chaillou (Antoine Jean), 372, 373, 377

Amidieu, 260

Angervilliers (Nicolas d'), 143, 174

Anteuil, Doubs, 59, 95, 100

Antraigue (d'), 373

Arbilleur, 319, 322, 337, 342

Arbois, Jura, 64, 69, 79, 80, 85, 86, 92, 94, 97, 98, 101, 102, 105, 128, 182, 216, 221, 234, 251, 254, 277, 280, 282, 314, 379, 390, 391, 440, 452, 453, 454, 462, 467

Arcey, Doubs, 14, 262

Arçon, Doubs, 98, 463

Argenson (René Louis de Voyer, comte d'), 43, 49, 162, 179, 314

Arragon (Jean), 141, 418

Athose, Doub, 98, 106, 463

Auda, 52, 346, 363, 364, 379, 450

Augerans, Jura, 235, 456

Auget de Monthyon (Antoine), 373

Auxonne, Côte d'Or, 158, 171, 348, 448

Avilley, Doubs, 96, 457, 458

Banderet, 328, 329

Barbaud, 360

Barbezieux (Louis François Marie Le Tellier, marquis de), 42, 57, 137, 148, 155, 160, 275, 344

Bassand (Jean Baptiste), 59, 95, 100, 453

Bauffremont (abbé), 121

Bauffremont (prince de), 294

Baulard (Nicolas), 90, 457

Baume (marquis de La), 122

Baume les Dames, Doubs, 66, 92

Bauquier, 357, 358

Bayard de la Ferté (Alexis), 225, 466

Bayard de la Ferté (Ignace Joseph Alexis), 79, 80, 81, 103, 466

Béarnez (de), 261, 330

Beaufort, Jura, 199, 213, 459

Beaumont Voir Moreau de Baumont

Beaumont, actuellement Beaumont-en-Auge, Calvados, 45, 446

Beauval, Somme, 45

Belfort, Territoire de, 144, 158, 171, 172, 205, 281, 322, 470

Béridey, 53

Bernage (Louis de), 23, 24, 29, 30, 43, 44, 46, 47, 53, 60, 62, 66, 120, 148, 165, 173, 178, 200, 209, 213, 261, 263, 309, 310, 313, 318, 320, 321, 322, 325, 327, 331, 333, 334, 336, 347, 353, 355, 381, 439, 444, 449, 468

Berthelot, 168

Bertin (Henri Léonard Jean Baptiste), 127, 208, 286, 288

Bertrand, 182, 183

Besançon, Doubs, 6, 7, 9, 10, 12, 13, 14, 15, 19, 21, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 30, 32, 35, 36, 37, 39, 41, 46, 47, 49, 52, 53, 58, 78, 83, 85, 90, 92, 93, 95, 100, 104, 108, 116, 119, 122, 123, 124, 125, 126, 127, 129, 134, 136, 138, 139, 140, 146, 147, 151, 159, 160, 161, 164, 165, 166, 170, 171, 173, 175, 177, 178, 180, 181, 185, 187, 195, 206, 209, 214, 219, 232, 235, 258, 259, 260, 261, 262, 263, 266, 268, 269, 271, 274, 275, 276, 277, 278, 279, 281, 283, 284, 286, 288, 291, 292, 293, 296, 299, 301, 302, 304, 305, 310, 311, 312, 313, 315, 316, 317, 318, 319, 320, 321, 322, 323, 326, 327, 328, 329, 330, 332, 335, 337, 338, 339, 341, 343, 344, 346, 347, 352, 355, 359, 361, 362, 369, 374, 378, 379, 381, 382, 383, 390, 392, 395, 404, 406, 408, 417, 420, 421, 425, 429, 439, 440, 445, 447, 448, 450, 451, 453, 454, 456, 457, 458, 459, 460, 461, 462, 463, 464, 465, 466, 472, 476, 484, 485

Biétrix du Pélousey (Antoine Alexis), 100

Biétrix du Pélousey (Jeanne Baptiste Charlotte), 455

Blamont, Doubs, 67, 349, 441, 470

Blanc (Denis Ferréol), 301

Blanchard (Pierre), 36, 37, 38, 52, 349, 351, 352, 377, 450

Blondeau ou Blondeau-Fauche (Jean Baptiste), 97, 98, 102, 103, 106, 135, 142, 235, 251, 356, 359, 360, 362, 364, 391, 395, 396, 398, 463

Boisot (Claude), 203, 204, 258, 259, 261, 263, 278

Boiteux (Jacques), 338

Bonne (Louis Etienne), 30, 264, 347, 348, 448

Borrey (Antoine), 268, 465

Borrey (Jean), 93, 465

Bouard (Nicolas), 382

Boucher, 166

Boudeville, 66

Boudret (Claude Antoine), 26, 58, 104, 105, 456

Bouhelier (François Joseph), 75, 83, 101, 357, 455, 460, 461

Bouhelier (Pierre Etienne), 460

Bouhelier d'Offlanges (François), 93, 98, 455

Boulot, Haute Saône, 95, 462

Bourbon (François Joseph, comte de Chalus), 45

Bourbon (Louis Joseph de, prince de Condé), 281, 291, 373

Bourbonne les Bains, Haute Marne, 173

Bourgelat (Claude), 128

Bourgeois de Boynes (Pierre Etienne), 32, 33, 34, 35, 38, 42, 43, 45, 46, 47, 48, 49, 52, 53, 67, 68, 69, 75, 77, 85, 86, 87, 103, 135, 141, 142, 145, 188, 208, 215, 222, 224, 230, 232, 239, 242, 246, 266, 271, 272, 273, 276, 277, 279, 286, 346, 362, 363, 373, 379, 389, 391, 396, 397, 406, 446, 450, 473

Bourges (de), 34, 52, 450

Bousson, 53

Bousson (Jean Baptiste Adrien), 142, 223, 228, 230, 253, 462

Bousson (Jean Claude), 74, 102, 463

Brenne (Jean Baptiste), 181

Breteuil (Louis Auguste le Tonnelier, baron de), 20

Breton (Luc), 286

Brienne (Athanase Louis Marie, comte de), 292, 293, 294, 295, 433

Brienne (Etienne Charles Loménie de), 292

Brun, 348, 449

Brun (Claude), 454

Bulliard, 470

Camus de Beaulieu (Louis Germain), 14, 30, 32, 43, 49, 56, 57, 130, 137, 139, 145, 150, 153, 163, 166, 176, 177, 178, 186, 187, 188, 191, 194, 209, 238, 257, 258, 263, 264, 282, 371, 381, 443, 448, 472

Camus de Filain (François), 101

Caquez, 61

Caumartin de Saint Ange Voir Lefèvre de Caumartin de Saint Ange

Cazal, 165

Cazale, Piémont, 164

Cernay lès Maîche, actuellement Cernay-l'Eglise, Doubs, 93

Chamillart (Michel), 21, 23, 30, 42, 56, 66, 121, 137, 165, 209, 261, 264, 265, 317, 320, 321, 323, 327, 329, 332, 335, 344, 353, 386, 439

Champion (Jean), 468

Champion (Marguerite Honorée), 447

Champvans, Haute Saône, 182, 267, 455

Chandiot, 159

Chappuis (Claude), 80, 83, 100, 459, 460

Charles (Pierre Hubert), 469

Charles II, 101

Charles Quint, 13, 93, 117, 457, 468

Charles VIII, 15

Chauley (de), 462

Chaumont sur Yonne, Yonne, 44

Chaussin, Jura, 155

Chauvelin (Louis), 21, 41, 42, 43, 44, 47, 57, 120, 130, 131, 156, 177, 186, 187, 188, 190, 191, 192, 194, 196, 258, 260, 276, 278, 369, 381, 443, 448, 472

Chaux du Dombief (La), Jura, 141

Chifflet (François Xavier), 271, 276

Choiseul (Etienne François, duc de), 146, 150, 179, 180, 253, 398, 421, 422

Chupiet (Joseph Augustin Ferdinand), 146, 456

Colbert (Jean Baptiste), 56, 58, 190, 445

Coliquet ou Colliquet (N...), 171, 345

Côme, Lombardie, 164

Condé (prince de), 46, 281, 291, 373

Copel, 35, 53, 222

Coppet, Suisse, 120

Cordelier (Jean Baptiste), 83, 352, 438, 439, 458

Cordier de Champagnole (Luc François), 98, 468

Corny, Moselle, 350

Cosme, actuellement Côme, Lombardie, 164, 165

Cossigny, 349, 350

Coste, 53

Cottard, 448

Coulon, 169

Courcier, 122, 123

Courlet (Claude François), 95, 462

Couthaud, 284

Cramans (Françoise Josèphe de), 101

Cramans (Xavier de), 101, 453

Crisenoy, Seine et Marne, 44

Curton, 349

Cuttura, Jura, 135

Daclin, 383

Danceau, 321, 322

Dauphin, 230, 335

David, 34, 52, 450

Deleschaux (Pierre Désiré), 10, 69, 70, 71, 80, 86, 87, 106, 197, 221, 222, 226, 232, 235, 236, 241, 243, 245, 286, 396, 459

Delomas, 449

Desbordes (Jeanne), 44, 445

Deschard (Simon Joseph), 85, 105, 280, 467

Deschiens de La Neuville (Charles), 26, 33, 44, 47, 49, 81, 126, 139, 203, 229, 356, 409, 445, 449, 472

Deservillers, Doubs, 356, 441

Desmarets (Nicolas), 42, 313, 321

Desmarets de Vaubourg (Jean Baptiste), 148, 448

Desmarets de Vaubourg (Jean Baptiste), 42, 47, 59, 90, 135, 140, 148, 199, 276, 444

Devault, 67, 469

Dézirat, 448

Dinil (Claude), 178

Dodun, 450

Dodun (Charles Gaspard), 135, 201, 202, 250, 254

Dole, Jura, 9, 13, 14, 58, 64, 73, 74, 76, 78, 79, 80, 81, 82, 83, 85, 91, 92, 93, 94, 95, 96, 98, 100, 101, 102, 119, 125, 130, 142, 146, 148, 151, 155, 157, 158, 170, 171, 181, 182, 192, 193, 206, 216, 217, 218, 219, 233, 234, 253, 259, 277, 282, 283, 288, 316, 331, 353, 361, 379, 380, 387, 388, 389, 390, 391, 400, 439, 440, 454, 455, 456, 458, 460, 462, 463, 465, 466, 467, 469

Doms de Valfin (Claude François), 96, 464

Donneux (Jean Antoine), 81, 355, 378, 459

Dortan, Ain, 249

Dronier (Jean Claude), 96, 465

Droz du Rosel (Emmanuel Régis), 101, 463

Duban, 136

Dubu de Longchamp, 376

Ducoudray (Angélique), 288

Dumay (Claude), 338

Dumont de Vaux (Pierre François), 46, 107, 278

Dumontet de la Colonge, 337, 338

Dupil ou Dupille, 158

Dupoirier, 53

Dupréval, 451

Durey, 195

Durey (Jeanne), 338

Durey d'Harnoncourt, 194, 199, 331, 332

Durfort (Jacques Henri de), 43, 282

Durfort (Raymond), 294, 429

Durud (Georges), 264, 353

Ecuelles, Saône et Loire, 46

Emagny, Doubs, 277

Entrague (d'), 181

Esviller (Vincent d'), 53

Ethis (Antoine Casimir), 451, 454

Ethis (Dominique Louis), 451

Faton (Jacques François Hyacinthe), 85, 87, 107, 135, 188, 216, 221, 239, 280, 395, 464, 468

Faton (Jacques François), 217

Fau, 327, 328, 329

Fauche (Guyonne Françoise), 97, 463

Faverney, Haute Saône, 379

Feuillade (François d'Aubusson, duc de La), 176

Feuillée (de La), 122

Fied (Le), Jura, 100, 458

Fleury (Hercule, cardinal de), 48

Florimond (Françoise Xavière), 100

Focard (Antoine Hubert), 36, 77, 227, 349, 363, 365, 366, 379, 450

Fontenay Saint Père, Seine et Oise, 45

Fournier (Jean Claude), 288

Franchet de Cendrey (Jean Claude), 59, 95, 453

François (Joseph Philippe), 465

François-de-Paule Lefèvre d'Ormesson du Chéray (Olivier), 30, 42, 46, 47, 49, 50, 279, 340, 381, 445

Frère (Ignace François), 77, 79, 146, 253, 254, 451, 455, 456

Fribourg, Suisse, 179, 449

Froisot, 303

Furet d'Esvillers (Louis François), 79, 80, 102, 468

Furet d'Esvillers (Hugues Henry), 467

Fussy (Etienne Bonaventure de), 337

Gaillard de Dananche (Eléonor Gabriel), 75, 76, 96, 465

Garnier, 303

Genève, Suisse, 49, 114, 125, 135, 148, 312, 419, 420, 447

Gillebert (Pierre Ignace), 26, 78, 92, 93, 454, 463

Gillet (Claude), 101

Gillet de Bourbeville (Claudine Barbe), 101

Girard (Jean Baptiste), 62, 95, 461

Girod (Jean François Xavier), 288

Giromagny, Territoire de Belfort, 319

Gonzel (abbé), 260

Goy, 215

Grammont (comte de), 62, 344, 345, 355, 469

Grand Essart, Doubs, 178

Grandmaison, 155

Grandvaux, 280

Grangier, 53

Gray, Haute Saône, 38, 58, 59, 63, 75, 79, 83, 90, 93, 94, 95, 96, 97, 102, 132, 144, 150, 158, 160, 173, 181, 229, 267, 283, 390, 408, 440, 456, 457, 458

Grimod de la Reynière (Marie Françoise), 42

Griois (Jean Baptiste Pierre), 35, 36, 38, 144, 227, 241, 351, 352, 379, 451

Gros, 314

Grozon, Jura, 142, 230

Guéneau (François), 149, 347, 348, 448

Guignard de Saint Priest (Jean Emmanuel), 373

Guigue (Nicolas), 91, 94, 455

Guiottet (Louis Balthazar), 355, 397, 453

Guiottet (Sébastien Victor), 79, 80, 85, 103, 397, 453, 454

Guyénard, 324

Guyet, 312

Habsbourg, 6, 13, 14

Harrouys (André d'), 23, 29, 42, 44, 46, 49, 50, 59, 60, 118, 120, 123, 125, 138, 148, 160, 164, 169, 173, 175, 199, 258, 264, 265, 266, 268, 269, 276, 278, 318, 324, 325, 347, 444, 448, 449

Helvétius, 134

Héricourt, Haute Saône, 67, 441, 470

Hogguer (les), 165, 320, 321

Houllier (Alexis), 26, 52, 346, 449

Houllier (Henri François), 27, 52, 80, 378, 449

Hourde (Jean), 346, 449

Hugon (Claude Charles), 93, 95, 457

Huguenet, 123

Huot (Charles Bonaventure), 83, 457

Huot (Jean Dominique), 96, 102, 458

Imecourt (N. d'), 322

Jacquet (Anatoile Joseph), 81, 96, 467

Janneret, 148

Jeannin (Pierre François), 85, 250, 362, 458

Jeannin (Pierre Ignace), 87, 98, 100, 106, 230, 271, 395, 458

Joly de Fleury (Jean François), 127, 377, 393, 399, 401, 446

Joux, Doubs, 14, 169, 170, 171, 179, 330, 331

Jussey, Haute Saône, 67, 68, 70, 221, 441, 469, 470

L'Averdy (Clément Charles François de), 50, 146, 180, 305

La Briffe (Pierre Arnaud de), 277

La Chapelle (Jean Jacques Fournier de), 313

La Coudraye (de), 25, 344, 370

La Grange (Jacques de), 344

La Houssaye (Félix Le Pelletier de), 56, 320, 374

La Michodière (Jean Baptiste François), 373

La Tour (Jean Baptiste Des Galois de), 373, 447

Lacoré (Charles André de), 7, 24, 32, 35, 36, 38, 42, 46, 47, 48, 49, 53, 68, 69, 70, 71, 76, 77, 81, 85, 86, 87, 107, 116, 125, 127, 129, 134, 146, 147, 150, 151, 179, 180, 182, 183, 198, 207, 216, 221, 225, 226, 227, 228, 229, 231, 232, 235, 241, 245, 253, 255, 273, 274, 279, 281, 283, 284, 286, 288, 291, 349, 350, 351, 352, 365, 366, 367, 371, 372, 373, 376, 377, 381, 383, 386, 387, 388, 393, 395, 397, 398, 399, 401, 408, 409, 414, 419, 420, 421, 447, 450, 451, 455, 460, 472

Lafond (Claude de), 6, 21, 24, 25, 26, 30, 41, 44, 47, 57, 58, 59, 113, 120, 123, 124, 125, 129, 130, 131, 135, 137, 140, 143, 148, 149, 151, 153, 156, 157, 162, 169, 170, 173, 177, 191, 192, 193, 194, 195, 196, 199, 204, 258, 260, 263, 264, 266, 267, 274, 275, 276, 278, 311, 324, 343, 344, 345, 347, 370, 372, 374, 381, 444, 448, 455, 468

Lamoignon (Guillaume de), 292

Langeron (marquis de), 297, 298, 299, 301, 432, 435

Langres, Haute Marne, 161

Lantage (Pomponne de), 348

Laprade (de), 330

Largillay, Jura, 80, 85, 97

Launay (de), 121

Laurent, 278, 303, 447

Lavoncourt, Haute Saône, 83, 457, 458

Law (John), 42, 45, 201, 337, 403

Le Boeuf, 331

Le Boucher (Odé), 27, 52, 370, 417, 449

Le Brun, 347, 348

Le Gendre (Bénigne André), 126

Le Guerchoys (Pierre Hector), 23, 24, 26, 42, 43, 44, 47, 48, 49, 62, 63, 67, 68, 81, 90, 113, 115, 116, 118, 121, 122, 123, 136, 148, 149, 166, 173, 210, 213, 260, 261, 265, 266, 276, 278, 309, 310, 313, 314, 317, 328, 330, 331, 332, 333, 334, 335, 336, 338, 340, 342, 344, 346, 348, 349, 352, 355, 374, 381, 445, 449, 459, 472

Le Normand, 319, 322

Le Pelletier des Forts (Michel Robert), 202

Le Poiset, actuellement banlieue de Dole, Jura, 94

Le Rebours, 320, 321

Lebeau, 32, 52, 449

Ledoux, 303, 448

Lefèvre de Caumartin de Saint Ange (Marc Antoine), 7, 21, 38, 42, 43, 48, 127, 144, 183, 219, 277, 278, 284, 291, 292, 294, 295, 297, 303, 304, 352, 384, 401, 414, 427, 432, 436, 447, 451

Lefèvre d'Ormesson Voir François-de-Paule

Lefol, 169

Linglois (Suzanne), 100, 453

Listenois (marquis de), 176

Lobereau, 272

Lochard, 278

Lons le Saunier, Jura, 69, 70, 79, 83, 85, 86, 87, 98, 100, 102, 106, 117, 120, 124, 155, 160, 182, 199, 213, 221, 230, 232, 243, 250, 271, 283, 288, 352, 362, 378, 387, 400, 408, 438, 439, 458, 459, 460

Lorges (maréchal de), 41

Louhans, Saône et Loire, 155, 182

Louis XIV, 7, 19, 48, 154, 173, 309, 314, 401, 403, 404, 465

Louis XV, 48, 207, 404

Louvois (François Michel Le Tellier, marquis de), 14, 21, 25, 30, 41, 130, 137, 151, 156, 161, 162, 163, 167, 177, 178, 186, 188, 194, 209, 255, 258, 259, 260, 263, 275, 282, 370, 473

Loye (La), Jura, 163, 456

Luxeuil, Haute Saône, 67, 68, 70, 221, 288, 441, 469, 470

Lyautey (Antoine), 338

Lyon, Rhône, 166, 174, 182, 312, 320, 321, 327, 352, 373, 458

Magnien, 161

Mailleroncourt, Haute Saône, 58, 122, 468

Maire, 57, 58, 95, 168

Maire (François), 464

Maire (Jean Simon), 464

Maire (Pierre), 95, 97, 467

Maistre, 156, 456

Malet, 211

Malus (Jean), 27, 33, 52, 346, 351, 378, 379, 450

Marchand, 53, 467

Marchand de Launay (Etienne Philippe), 470

Maréchal, 161, 276, 461

Maréchal (abbé), 136

Mareschal de Longeville (Désiré), 101, 460

Mareschal de Longeville (Georgina), 460, 461

Marguerite d'Autriche, 15

Marin (François Joseph), 74, 85, 312, 313, 329, 335, 456

Marizy, 231

Martenne, 284

Maudinet (Claude Charles François), 75, 96, 457

Maynal, Jura, 239

Mégret de Sérilly (Jean Nicolas), 24, 27, 33, 42, 45, 47, 52, 66, 67, 69, 141, 144, 153, 162, 179, 223, 273, 274, 277, 398, 446, 450, 472

Ménars, 20

Mérona Voir Tissot de Mérona

Mesmay, 302

Mesnil (Le), Manche, 45, 47, 48

Michaud, 66, 81, 96, 98, 101, 102, 103, 463, 466

Michaud (Antoine Joseph), 466

Michaud (Jean Joseph), 463

Michel, 261

Michotey, 46, 136, 203

Millot, 271, 279

Miroudot, 10, 76, 80, 86, 396, 397

Miroudot (Claude Gabriel), 77, 363, 379, 399, 469

Miroudot de Saint Ferjeux (Gabriel Joseph), 76, 77, 79, 80, 86, 87, 97, 107, 146, 216, 221, 284, 363, 364, 366, 392, 399, 469

Miserey, Doubs, 100, 459

Molombe (François de), 464

Moncrif de Fréville (Charles), 25, 26, 44, 156, 157, 264, 448

Mongelas, 335

Monnais, 167

Monnier (Pierre), 338

Montargis (de), 329

Montbarrey (comte de), 395

Monteynard (marquis de), 180, 181

Montmorot, Jura, 87, 124, 458, 459

Montrichard (de), 122

Montureux (de), 324

Montuson, 174

Moreau de Beaumont (Jean Louis), 6, 24, 33, 34, 38, 42, 43, 45, 46, 47, 48, 49, 50, 52, 53, 67, 154, 166, 225, 231, 273, 276, 283, 284, 363, 371, 379, 446, 450, 471, 472

Moreau de Nassigny (Jacques), 43

Moreau de Séchelles (Jean), 43, 154

Morteau, Doubs, 150, 312, 314

Mousset (Laurent Louis), 36, 38, 46, 48, 49, 379, 451

Mouthier Haute Pierre, Doubs, 150

Mouzé, 136

Mugnier, 94, 379

Munier d'Ancier (Jean Baptiste), 81, 456

Munier d'Ancier (Marie), 455

Muy (comte de), 181

Nandrot, 155

Necker (Jacques), 70, 214, 383, 401, 406

Nedey (Anatoile François), 288

Nélaton, 146, 464

Neuchâtel, Suisse, 313

Nimègue, Pays Bas, 99, 190, 207, 260

Noailles (cardinal), 24, 136

Noailles (duc), 42

Noblat, 470

Novéant, Moselle, 350

Nozeroy, Jura, 170, 264, 353

Offlanges, Jura, 93

Orange (prince d'), 93, 129

Orbagna, Jura, 239

Orchamps (d'), 381

Orgelet, Jura, 63, 64, 66, 68, 69, 70, 74, 75, 76, 79, 81, 83, 85, 86, 87, 95, 97, 100, 117, 215, 217, 221, 222, 232, 243, 249, 279, 355, 378, 391, 396, 440, 459, 460, 465

Orival (d'), 278

Orléans, Loiret, 20, 214, 445, 447

Ormesson (d'), 44, 47, 48, 279, 375, 472

Ornans, Doubs, 79, 83, 85, 93, 99, 101, 102, 105, 160, 216, 260, 345, 346, 356, 359, 390, 391, 394, 397, 441, 460, 461

Orry (de Fulvy, Jean Henri Louis), 33, 117, 138, 139, 204, 205, 206, 211, 212, 262

Parcey, Jura, 142, 388

Pasqueron de Fontmort, 25, 58

Patornay (Bernard François), 100, 458

Patouillet (Pierre), 99

Paulmy (marquis de), 363, 373

Pelletier, 264, 462

Perrault, 269

Perreciot, 302, 303

Perrey, 102

Perrey (Charles Antoine), 353, 452

Perrey (Claude François), 97, 467, 468, 469

Perrey (Pierre François), 75, 467

Perrinot (Pierre Antoine), 93, 456, 460

Pesmes, Haute Saône, 122, 458

Petitvienney, 53

Piedepert, 159

Planée (La), Doubs, 142

Poligny, Jura, 62, 69, 83, 85, 86, 92, 95, 101, 102, 117, 142, 182, 219, 221, 223, 228, 230, 234, 254, 280, 302, 379, 390, 391, 441, 453, 461, 462

Pomet, 350

Ponchartrain (Jérôme Phélippeaux, comte de), 56

Pontarlier, Doubs, 58, 66, 71, 74, 78, 85, 95, 96, 98, 102, 103, 106, 125, 135, 145, 159, 163, 170, 179, 225, 251, 261, 283, 288, 313, 314, 331, 359, 360, 362, 364, 390, 391, 393, 395, 408, 409, 441, 456, 460, 462, 463, 467

Port sur Saône, Haute Saône, 159

Portes, 53

Poüillard de St Floris, 252

Poupon, 303

Pourcy (Renobert), 339, 358

Pourquey, 362

Pourtier (Désiré), 100, 459

Prost, 166

Proud'hon, 261

Pusel (Jean Georges), 469

Puységur (comte de), 293, 295, 432

Puysieux (Roger Brulard de), 174

Quégain (Michel), 338, 348

Querret, 246, 249, 365, 408

Quingey, Doubs, 69, 86, 107, 135, 221, 339, 390, 391, 395, 441, 463, 464, 468

Quinones (Hieronimo de), 14

Quinsonnas, 271, 284

Raincourt, 122

Randans (duc de), 206, 282, 363, 398

Ranier, 53

Regnaud, 78, 463

Regnaud (Charles Hyacinthe), 64, 94, 102

Regnaud (Marie Françoise), 463

Regnaudot (Gabriel Louis), 252, 253, 280, 462

Regnaudot (Jean Louis), 83, 102, 252, 462

Regnauld (Antoine Alexis), 79, 92

Regnauld (Charles Hyacinthe), 452

Regnauld d'Epercy (Antoine Anatoile), 92, 97, 452

Regnauld d'Epercy (Charles Anatoile), 80, 85, 103, 452

Renty (marquis de), 274, 275

Richelieu, 47, 154

Richer (Antoine), 331, 338

Robelin, 123, 170

Rochet, 313, 327, 329

Rosières (de), 324

Rossigneux, 361

Rostaing (de), 178

Roussel, 448

Roussillon (François), 218

Routy (Claude Louis), 142, 230

Roux de Raze, 294

Royer Saint Aubin, 361

Saint Amour, Jura, 66, 68, 69, 70, 71, 75, 76, 87, 96, 107, 141, 215, 218, 219, 220, 223, 225, 226, 232, 249, 250, 279, 390, 394, 418, 458, 460, 464, 465

Saint Ange, 303

Saint Claude, Jura, 59, 79, 81, 93, 96, 101, 102, 115, 117, 128, 145, 146, 176, 225, 260, 314, 378, 390, 391, 394, 419, 420, 463, 465, 466

Saint Ferjeux Voir Miroudot

Saint Maurice, Jura, 44, 439, 445

Saint Simon (marquis de), 181, 293, 294, 297, 343, 429, 430

Sainte Anne, Doubs, 14

Sainte Colombe, 126

Salins, Jura, 57, 58, 60, 69, 75, 79, 80, 81, 85, 86, 95, 96, 97, 98, 99, 100, 102, 105, 107, 119, 120, 124, 130, 135, 166, 168, 169, 170, 171, 179, 187, 190, 206, 216, 218, 221, 280, 283, 330, 337, 353, 379, 391, 407, 441, 452, 457, 459, 461, 464, 466, 467, 468

Salivet (Jean François), 58, 67, 81, 82, 90, 93, 122, 353, 363, 468

Sansfaçon, 66

Sarragoz (Pierre), 26, 92, 454

Sarron de Champigny, 19

Saullier (Jean François), 86, 87, 92, 101, 128, 129, 216, 219, 234, 280, 302, 453

Scey sur Saône, Haute Saône, 121

Schmitt (Pierre), 328, 329

Ségur (maréchal de), 39

Servigney, 149, 469

Silebon (Claude Eugène), 470

Simon (Etienne François), 95, 100, 459

Simonin (François), 99

Simonin d'Amancey (Simon), 81, 85, 356, 357, 358, 359, 461

Simonin de Déservillers (Simon François Xavier), 78, 105, 461

Simonin de Maléchard (Henri François Xavier), 216, 461

Simonin de Vermondans (Marie Claude Henry, 461

Soleure, Suisse, 164, 313

Strasbourg, Bas Rhin, 25, 182, 317, 320, 322, 450

Tallard (Camille d'Hostun, duc de), 284

Terray (Joseph Marie, abbé), 147, 208, 212

Terrier de Mailleroncourt, 58, 122

Teste, 144

Thann, Haut Rhin, 172

Thiébaud, 33, 85, 87, 104, 187, 376

Thiébaud (Henri), 85, 92, 227, 454

Thiébault, 375

Tissot de Mérona, 69, 74, 76, 79, 81, 87, 232, 279, 460

Toitot, 64, 142, 353, 360, 361

Toitot (Claude François), 93

Toitot (Jean Baptiste), 64, 78, 83, 85, 92, 100, 356, 360, 389, 393, 398, 455

Toitot (Jean François), 94

Toitot (Marie Augustin), 79, 80, 96, 100, 455

Toitot (Nicolas François), 64, 73, 74, 82, 92, 93, 94, 102, 455

Tourbié de Beaumarché (Jean), 100

Tournet, 332

Tournier (Claude), 216

Traves, Haute Saône, 158

Trélans (de), 265

Trémoulet, 158

Trudaine (Charles), 288, 320, 321, 327

Turgot (Anne Robert Jacques), 288, 406

Vadans, Haute Saône, 122

Vallot, 159

Valot, 158

Vandelin d'Augerans (Jean Baptiste), 233, 234, 235, 456

Vanolles (Barthélémy de), 9, 21, 24, 27, 32, 33, 45, 46, 47, 48, 67, 125, 136, 144, 153, 179, 188, 197, 204, 205, 211, 212, 262, 276, 277, 283, 360, 361, 370, 375, 384, 407, 408, 409, 416, 417, 445, 449, 450, 454, 463, 473

Varod (Jean Balthazar), 75, 80, 85, 97, 215, 216, 249, 460

Vaudrey, Jura, 260

Vautherin (Antoine), 470

Vaux (maréchal de), 292

Vaux, Yonne, 44, 115

Vesoul, Haute Saône, 58, 60, 64, 66, 67, 68, 70, 71, 75, 76, 77, 79, 80, 82, 90, 93, 97, 102, 107, 122, 143, 145, 158, 216, 221, 264, 268, 277, 284, 288, 338, 346, 353, 363, 366, 379, 380, 390, 391, 392, 393, 394, 397, 398, 429, 441, 448, 450, 453, 456, 459, 468, 469, 470

Vieuxcour (de), 333

Villars (Claude Louis Hector, maréchal de), 48

Villeneuve (de), 330

Villeroy (François Neuville, duc de), 201

Villers le Lac, Doubs, 95

Virvaux (Prothade Philibert), 79, 85, 87, 458, 459

Viseney (Le), Jura, 93, 98

Voisin, 261

Voltaire, 49, 129, 207, 419, 420

Voyer (marquis de), 139

Voysin (Daniel François), 24

Voysin (Marie Madeleine), 43, 444

Vrillière (duc de La), 116

Vuillafans, Doubs, 157

Vuillemenot (Gaspard Joseph), 250, 465

Vuillin (Pierre François), 94, 452

Wyrsch (Melchior), 286

Zurich, Suisse, 116